Maman Cash, Maman Classe, Maman Cool, Maman Poule…

Nous sommes le jour de la fête des mères, je suis maman, oui, mais je suis aussi ton enfant, ma maman.

Hier tu m’a dit: « je ne suis pas toujours à la hauteur ». Ça m’a donné envie de te rassurer maman.

Quand on est enfant, on admire ses parents.

Quand on est adolescent, on juge ses parents.

Et puis en devenant parent, on devient plus tolèrant, on comprend.

Maman, mes yeux d’enfants t’admirent encore, car tu es classe.

Je sens encore mes émotions d’enfants lorsque je pense à ta coupe courte blond platine, tes tenues toujours chic, ton allure sur le canapé. Maman, tu es un modèle de femme fatale pour une petite jeune fille qui rêve de féminité, de sensualité.

Maman tu es classe. 

Maman, mes yeux d’enfant t’aiment encore plus fort, car tu es cash. Tu me dis tout et tu me fais confiance depuis le jour de ma naissance. Quand tu ne crois pas en moi ou quand je fais des erreurs selon toi, tu ne fais pas de détour, tu fonces et tu m’envoies ça direct! Parfois ça faisait mal, parfois je te détestais pour ça! Mais ce n’était que parfois.

Maman tu es cash. 

Maman, mes yeux d’adolescent sont moins flatteurs, car oui tu n’as pas toujours été à la hauteur. Mais la hauteur de quoi en fait? D’une ado qui se croyait parfaite? D’une ado qui pensait que TU devais être encore mieux que ce que tu étais déjà?

Maman tu a réussi l’impossible, tu as fait de moi une adulte heureuse et bien dans son corps et son esprit. Tu as réussi à nous faire traverser nos phases de conflits. Et là, je sais ce que tu vas me dire :

« Mais c’est pas grâce à moi ma fille, c’est grâce à toi parce que tu ne lâches jamais rien, et tu aimes tant les gens qu’on veut te garder près de nous, alors on fait ce qu’il faut pour être avec toi, près de toi. »

Et bien à cela je réponds « erreur maman »…

Je ne lâche jamais rien parce que tu m’as dit de ne jamais rien lâcher dans la vie. Tu m’as aussi dit de faire ce que j’aime, de me battre pour les gens que j’aime, de croire en moi, de rire et m’amuser, de prendre soin des petits bonheurs. Ben tu sais quoi? Même si tu es une stressée de la toile d’araignée ou du teeshirt mal rangé, et bien au fond,

Maman tu es cool.

Maintenant, je suis adulte, pire que ça même, je suis maman! Et là, tout bascule, car je comprends.

Je comprends que les enfants sont les pires juges de ce qu’on peut être en tant que parent. Qu’on peut faire tous les efforts du monde pour être parfait à leurs yeux, ces vilains te disent à leur manière que tu n’y es pas encore et que tu pourrais faire des efforts.

Alors maman je pense à toi maintenant, j’entends ta voix « ne lâche rien ma fille, prouve-leur à tes petits descendants que t’es une top maman »! C’est promis, j’essaie Maman de leur donner tout ce qu’il faut pour devenir grands.

Je pense à toi maman parce malgré mes 43 ans, je me sens toujours ton enfant. Je ne régresse pas pour autant car tu t’adresses à moi en tant qu’adulte pour qui tu ressens une forme d’admiration. Mais tes petites attentions sont tendres, tes petits cadeaux sont magiques, ta générosité est réconfortante.

Tu es ma maman poule.

Maman, aujourd’hui je suis de nouveau malade, et je sais que tu as peur, que tu es triste et que tu flippes de ne pas être à la hauteur. Mais n’oublie pas que tu es classe, tu es cash, tu es cool, tu es ma maman poule, d’accord?

Bonne fête maman